Chaque jour, des milliers de travailleurs s’activent dans l’ombre pour que nos bureaux et nos maisons soient impeccables. Mais derrière cette vitre propre se cache une réalité révoltante. L’industrie du nettoyage au Québec est prise en étau entre deux mondes: d'un côté, de grandes compagnies qui exploitent des travailleurs étrangers vulnérables et, de l'autre, une jungle d'offres au noir sur Facebook Marketplace. Au milieu, les entrepreneurs honnêtes sont littéralement étouffés par une bureaucratie gouvernementale qui punit ceux qui respectent les règles tout en laissant les fraudeurs prospérer.
L'histoire du ménage commercial a basculé dans les années 1950. Ce qui était autrefois un emploi stable et interne est devenu une simple «marchandise» que l'on achète au plus offrant. Le problème est que dans cette industrie, la main-d’œuvre représente 80 % des coûts. Pour casser les prix, il n'y a donc qu'un seul moyen: tricher sur les salaires.
Pendant que les entreprises responsables doivent assumer un coût réel de près de 31,00$ l'heure (incluant vacances, retraite et assurances), des firmes sans scrupules utilisent des travailleurs étrangers, souvent sans-papiers, pour des salaires de misère de 12$ à 15$ l'heure. C’est une forme d’esclavage moderne où la menace de déportation sert de silencieux face à des conditions de travail inhumaines.
Cette distorsion du marché s'est déplacée vers nos téléphones. Marketplace et Spotted sont devenus le terrain de jeu idéal pour le travail au noir. On y voit des offres à 15$ ou 20$ l'heure, souvent proposées par des personnes qui touchent simultanément des prestations d'aide sociale ou d'assurance-emploi sans rien déclarer.
Pour le client, c'est un jeu extrêmement dangereux. En embauchant au noir, vous devenez légalement l'employeur. Si la personne se blesse chez vous, vous n'avez aucune protection. Votre assurance habitation pourrait refuser de vous couvrir pour un accident ou un vol parce que le contrat était illégal. Vous vous exposez à payer de votre poche des frais médicaux ou une rente d'invalidité à vie.
Le plus frustrant pour les entrepreneurs sérieux, c'est le rôle ambivalent du Comité paritaire et de la CNESST. Sous prétexte de «protéger» l'industrie, ces organismes imposent un fardeau administratif et financier qui devient insupportable pour les PME.
Le Comité paritaire exige des rapports mensuels complexes, des contributions obligatoires au REER de 0,45 $ l'heure et des calculs de congés de maladie (2,44 % des heures) qui demandent une gestion comptable digne d'une multinationale. À cela s'ajoute la CNESST qui multiplie les inspections et augmente les amendes — de 1 000$ à 20 000$ pour les entreprises — pour la moindre erreur technique.
Le résultat est pervers : ces règlements rigides étouffent les entrepreneurs honnêtes sous la paperasse et les frais, pendant que les fraudeurs de Marketplace ou les grandes compagnies utilisant des prête-noms passent entre les mailles du filet. Le système actuel semble conçu pour «traire» ceux qui sont visibles et conformes, tout en étant impuissant face à l'économie souterraine qui détruit la valeur réelle du travail.
Le gouvernement a même instauré un piège juridique: l'article 95 de la Loi sur les normes du travail. Cela signifie que si votre fournisseur de ménage fait faillite ou ne paie pas ses employés, c'est vous, le client, qui devrez payer les salaires impayés. La justice ne se soucie pas de savoir si vous étiez au courant de la fraude ou non. En cherchant le prix le plus bas, vous signez peut-être un chèque en blanc pour des poursuites de dizaines de milliers de dollars.
Il est temps que les autorités cessent de s'acharner sur les entrepreneurs qui tentent de bien faire les choses. Pour des entreprises comme E. M. A. .H - Entretien Ménager, la conformité est un combat quotidien contre un système qui favorise l'ombre.
Choisir une entreprise certifiée, c'est refuser de participer à l'exploitation humaine et à la fraude sociale, mais c'est aussi un appel à une réglementation plus intelligente, qui soutient les entrepreneurs au lieu de les paralyser. Exiger des preuves de conformité est votre seule véritable assurance contre un système qui a perdu le nord.
Every day, thousands of workers operate in the shadows to keep our offices and homes spotless. But behind the sparkling glass lies a disturbing reality. Quebec’s cleaning industry is currently caught in a vice between two extremes: large companies exploiting vulnerable foreign workers on one side, and a jungle of "under the table" offers on Facebook Marketplace on the other. In the middle, honest entrepreneurs are being suffocated by a government bureaucracy that punishes those who follow the rules while allowing fraudsters to thrive.
The history of commercial cleaning shifted in the 1950s. What was once a stable, in-house job became a simple "commodity" bought by the lowest bidder. The problem is that in this industry, labor represents 80% of total costs. To slash prices, there is only one way: cheating on wages.
While responsible companies must cover a real cost of nearly $31 per hour (including vacation, pension, and insurance), unscrupulous firms use foreign workers—often undocumented—for poverty wages of $12 to $15 per hour. This is a form of modern-day slavery where the threat of deportation is used to silence workers facing inhumane conditions.
This market distortion has moved to our smartphones. Marketplace and "Spotted" groups have become the perfect playground for illegal work. We see offers for $15 or $20 an hour, often posted by individuals who are simultaneously collecting social assistance or employment insurance benefits without declaring their income.
For the client, this is an extremely dangerous game. By hiring someone "under the table," you legally become their employer. If that person is injured in your home, you have zero protection. Your home insurance could refuse to cover an accident or theft because the work contract was illegal. You risk paying out of your own pocket for medical bills or even a lifetime disability pension. Furthermore, you have no guarantee of who is entering your home, leading to frequent cases of theft or fraud.
The most frustrating part for serious entrepreneurs is the ambivalent role of the Comité Paritaire (CPEEP) and the CNESST. Under the pretext of "protecting" the industry, these organizations impose an administrative and financial burden that has become unbearable for small businesses.
The Comité Paritaire demands complex monthly reports, mandatory RRSP contributions of $0.45 per hour, and sick leave calculations that require accounting management worthy of a multinational corporation. On top of that, the CNESST is increasing inspections and raising fines—ranging from $1,000 to $20,000 for businesses—for the slightest technical error.
The result is perverse: these rigid regulations stifle honest entrepreneurs under red tape and fees, while the fraudsters on Marketplace or large companies using front men slip through the cracks. The current system seems designed to "milk" those who are visible and compliant, while remaining powerless against the underground economy that destroys the real value of work.
The government has even set a legal trap: Article 95 of the Loi sur les normes du travail. This means that if your cleaning provider goes bankrupt or fails to pay their employees, YOU, the client, are responsible for paying the unpaid wages. The courts do not care if you were aware of the fraud or not. By looking for the lowest price, you might be signing a blank check for lawsuits worth tens of thousands of dollars.
It is time for the authorities to stop hounding the entrepreneurs who are trying to do things right. For companies like E . M. A. H. - Entretien Ménager, compliance is a daily battle against a system that favors the shadows.
Choosing a certified company means refusing to participate in human exploitation and social fraud, but it is also a call for smarter regulation—one that supports entrepreneurs instead of paralyzing them. Demanding proof of compliance is your only true insurance against a system that has lost its way.